Le Championnat MOTUL FIM World Superbike a posé ses valises sur le Circuito de Jerez – Angel Nieto, en Andalousie, pour le dernier Round de la saison 2026. Un week-end d’adieux pour certains, d’adieux possibles pour d’autres, et l’occasion pour tous de finir l’année en beauté lors du Round Pirelli d’Espagne. Voici le meilleur des débriefs du jeudi.
« JE RESTERAI TOUJOURS EN CONTACT AVEC CETTE ÉQUIPE, ET JE SERAI SON PLUS GRAND FAN L’AN PROCHAIN »
« C’est très émouvant, puisque c’est mon dernier week-end ici en WorldSBK et avec mon équipe, confie Nicolo Bulega (Aruba.it Racing – Ducati) à l’approche de son dernier Round. Je me souviens de beaucoup de choses de ces années. Le dernier Round de la saison est toujours spécial, mais cette année, il le sera encore plus. J’ai fait mon premier test WorldSSP ici en novembre 2021 et, après plusieurs années, la boucle est bouclée ici en WorldSBK. Ces cinq années ont été incroyables. C’est très émouvant, parce que je repense à tous les bons moments vécus avec cette équipe. Heureusement, il y a eu plus de beaux moments que de mauvais. Ce sera la dernière course, mais je resterai toujours en contact avec cette équipe, et je serai son plus grand fan l’an prochain. »
L’Italien aborde le week-end en confiance : « Chaque année est différente mais, honnêtement, j’ai un bon feeling sur cette piste. J’y ai gagné le titre WorldSSP, j’y ai signé ma première pole et mon premier podium en Moto3, et j’y ai remporté des courses WorldSBK en 2024 et 2025. C’est une bonne piste pour Ducati, alors j’espère être rapide cette année aussi. Mon anniversaire tombe vendredi, et le plus beau cadeau serait de finir la saison fort et vite ce week-end. »
« APRÈS LA COURSE, J’AIMERAIS PRENDRE LE TEMPS DE SOUFFLER ET VOIR QUELLES OPTIONS S’OFFRENT À MOI »
Alvaro Bautista (Barni Spark Racing Team) dispute à domicile ce qui pourrait être son dernier Round en WorldSBK : « Ça a été une saison vraiment très dure pour moi et pour mon équipe, parce qu’on n’a pas atteint l’objectif fixé. En fait, on n’en a même pas été proches. Jerez est un circuit fantastique, je l’adore. J’y ai couru pendant de très nombreuses années, avec de bons et de mauvais résultats, mais j’essaie toujours de ne garder que le positif. La dernière fois, j’en suis reparti avec de bons souvenirs, parce qu’on avait fait un week-end solide. On arrive avec l’envie de continuer à attaquer et à travailler, parce que notre performance était bonne. Si je peux prendre autant de plaisir sur la moto qu’à Estoril, ce serait bien de finir la saison sur un podium. Les deux premiers sont un peu loin devant, mais la lutte pour le podium est toujours difficile, avec beaucoup de pilotes dans le coup. »
Sur son avenir, l’Espagnol reste prudent : « Pour l’instant, la seule chose assurée, c’est ce week-end, alors je vais essayer d’en profiter, et on verra ensuite. Après la course, j’aimerais prendre le temps de souffler et voir quelles options s’offrent à moi. Il faudra que ce soit quelque chose qui me motive à continuer. Pour l’instant, je me sens bien physiquement et mentalement. J’ai encore de la performance, on l’a montré à Estoril, et je pense que si je trouve un bon feeling avec la moto, je peux être rapide et me battre de nouveau aux avant-postes. »
« POUR L’INSTANT, TOUT EST OUVERT… J’AI BESOIN D’UN PEU DE TEMPS POUR ME REPOSER ET COMPRENDRE QUELLE EST LA MEILLEURE OPTION »
« Je me sens bien, assure Danilo Petrucci (ROKiT BMW Motorrad WorldSBK Team), qui dispute peut-être son dernier Round en WorldSBK. Honnêtement, je suis content d’être ici, à Jerez, là où on a commencé l’aventure avec BMW en novembre dernier. C’est ma dernière course avec eux, ce n’est pas très agréable, mais on n’a rien à perdre. On a tout remis à zéro et on va utiliser la moto telle qu’elle était en novembre. C’est mon dernier Round avec BMW ; je ne sais pas si c’est mon dernier en WorldSBK. En tant que pilote d’usine, oui. Je n’ai pas de résultat en tête. Cette année a été vraiment dure : j’avais beaucoup d’attentes, mais c’était difficile d’atteindre ces résultats. Je veux juste en profiter. »
L’Italien ne sait pas encore de quoi 2027 sera fait : « Pour l’instant, tout est ouvert. J’ai encore deux ou trois possibilités de courir en WorldSBK l’an prochain, je ne sais pas si c’est bien ou pas. J’ai une autre opportunité dans un autre championnat, et puis beaucoup de choses à faire à la maison. J’ai mal partout. Je veux profiter de ce que j’ai accompli dans ma carrière, et je pense avoir besoin d’un peu de temps pour me reposer et comprendre quelle est la meilleure option. »
« JE SAIS QUE CE SERA UN WEEK-END DIFFICILE POUR MOI, J’AI TOUJOURS DU MAL À JEREZ »
« Je suis content et impatient de conclure une saison incroyable pour mon équipe et moi, explique Iker Lecuona (Aruba.it Racing – Ducati) avant son Round à domicile. Je sais que ce sera un week-end difficile, parce que j’ai toujours beaucoup de mal à Jerez et que je m’y suis souvent blessé. C’est un peu comme en Australie. Ma première grosse chute, c’était ici, au virage 12 : le bras, la clavicule, une vertèbre… Je suis encore tombé au même endroit lors de mon premier test en WorldSBK, et je me suis cassé la main. Puis une autre chute, pas de ma faute, au virage 6, où je me suis cassé le pied. Je ne veux pas dire que battre Bulega est impossible, parce que rien n’est impossible, mais ce sera encore plus dur qu’à Estoril. Il adore ce circuit et il y va très vite. Moi, je ne l’aime pas tant que ça. »
L’Espagnol dresse aussi son bilan : « Je donnerais un 9 sur 10 à ma saison 2026. Je ne mets pas 10 à cause de l’Australie, de la chute à Donington, des courses de Misano… on aurait pu mieux faire. Mais 9, parce que je n’ai presque pas chuté : quand je dois attaquer, je sais quand et pourquoi, donc je n’ai plus pris le risque de trop comme avant. J’ai beaucoup appris. »
« TOUT LE MONDE A FAIT DU BON TRAVAIL… C’EST POUR ÇA QUE C’EST DOULOUREUX, ON N’AVAIT PLUS RIEN À ESSAYER »
Xavi Vierge (Pata Maxus Yamaha) dispute à domicile son dernier Round en bleu : « Je suis très impatient, comme toujours, c’est un grand plaisir de finir la saison à la maison. C’est le premier circuit où j’ai piloté la R1, et le feeling a été bon dès le premier instant. Il semble qu’on aura une très bonne météo au moins pour les premiers jours du week-end. Je vais juste essayer de prendre du plaisir et d’être le plus rapide possible. »
L’Espagnol revient sur une saison compliquée : « Ça a été une année très difficile pour nous. Les attentes étaient élevées, vu ce que Yamaha avait accompli les saisons précédentes et notre premier test ensemble ici à Jerez. Puis, dès le début de la saison, on a vu que le pas en avant que faisaient les autres, on ne le faisait pas, et on a commencé à beaucoup souffrir. Sur certains circuits, on a montré un peu de vitesse, mais pas assez de régularité pour être devant. C’est très émouvant, parce que dès le début, on avait l’impression de se connaître depuis longtemps. Malheureusement, les résultats ne sont pas venus. La relation est très bonne, je pense que tout le monde a fait du très bon travail. C’est pour ça que c’est douloureux : on n’avait plus rien à essayer. On n’a pas trouvé assez de vitesse, mais c’est comme ça. »
« DEPUIS LE ROUND DE HONGRIE, J’AI UN TRÈS BON FEELING… JE ME SENS TRÈS EN CONFIANCE SUR LA MOTO »
Fort de ses trois podiums à Estoril, Alberto Surra (Motocorsa Racing) se montre confiant : « À Estoril, j’ai eu mes meilleures sensations de la saison. Jerez est un circuit difficile pour moi et pour mon style de pilotage, mais après Crémone et Estoril, je sens que j’ai un très gros potentiel avec ma moto et mon équipe. Je suis confiant, mais ce sera difficile, mon style n’est pas idéal pour ces longues courbes. J’avancerai étape par étape, tour après tour. Je suis content de ma saison de rookie jusqu’ici : j’ai marqué mes premiers points en Australie, puis j’ai connu des moments difficiles à Portimao et Assen. Depuis le Round de Hongrie, j’ai un très bon feeling. Je veux remercier mon équipe pour son travail, parce que maintenant, je me sens très en confiance sur la moto. »
« J’ESSAIERAI DE BATTRE SAM… SINON L’HIVER VA ÊTRE LONG AVEC LUI QUI ME LE RAPPELLERA SANS ARRÊT ! »
Alex Lowes (bimota by Kawasaki Racing Team) évoque son duel avec son frère jumeau Sam Lowes (ELF Marc VDS Racing Team) : « Cette année est passée tellement vite, je n’arrive pas à croire qu’on soit déjà au dernier Round du championnat. C’est une piste que tout le monde aime. Sam et moi, on plaisante toujours pour savoir qui est devant. Cette année, il a bien roulé et a fait beaucoup plus de podiums que moi. J’ai été un peu plus régulier. Il a commis quelques erreurs, Montella aussi, et moi aussi lors des derniers Rounds. Je sais que c’est une bonne piste pour Sam, il y a gagné quelques courses en Moto2, mais j’essaierai de le battre… sinon l’hiver va être long avec lui qui me le rappellera sans arrêt ! »
Le Britannique se veut lucide sur son année : « J’aurais pu mieux faire dans certaines situations, c’est sûr, j’ai laissé filer quelques bons résultats. En même temps, on est à la limite à chaque course. Je suis vraiment content du travail accompli, et Axel a fait un boulot fantastique, on est proches tous les deux au championnat. Honnêtement, je donnerais un 8 à ma saison. Je ne rajeunis pas, mais la motivation est toujours là. Je suis heureux sur les circuits, et avoir cette équipe autour de moi aide. J’ai connu de meilleures années en termes de podiums et de résultats, mais j’ai pris du plaisir cette année. »
« LE MEILLEUR MOMENT, C’EST SANS DOUTE LE PREMIER PODIUM EN AUSTRALIE, ET AUSSI LE WEEK-END DE DONINGTON »
Sacré meilleur pilote indépendant de l’année, Yari Montella (Barni Spark Racing Team) aborde sa lutte pour la troisième place du championnat : « C’est un peu irréel depuis Estoril, où on a remporté le titre de meilleur pilote indépendant. Je suis un peu plus détendu, avec 53 points d’avance sur le quatrième. J’aimerais me concentrer sur le pilotage sans penser aux points. Je n’aurais jamais imaginé être dans cette situation ! L’an dernier, on a fini 18e. Cette année, on se bat pour la troisième place, c’est incroyable. Le meilleur moment, c’est sans doute le premier podium en Australie, et aussi le week-end de Donington. J’ai beaucoup de soutien, avec ma famille et celle de ma copine ici ! Ce sera étrange, parce que je suis italien, mais depuis un an, je vis près d’ici. Je suis un peu jerezano ! »
Suivez chaque instant de Jerez avec le VidéoPass WorldSBK, désormais à seulement 4.99 € !