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L'OFFENSIVE DE RAMOS : « Maria était une idole et ma référence... L'objectif cette année est de me battre pour le titre »

Tuesday, 14 April 2026 08:26 GMT

Paola Ramos a abordé plusieurs sujets lors d'une interview avant Portimao, de son parcours à sa victoire comme wildcard à Jerez.

Paola Ramos (Klint Racing Team) a connu une ascension fulgurante dans le Championnat du Monde Féminin sur Circuit FIM. Son expérience dans la série se résume pourtant à deux manches. Elle a surpris le plateau à Jerez fin 2025 en raflant la victoire. Son entame 2026 s'inscrit dans la même dynamique. Avant l'ouverture de la saison à Portimao, la n°58 est revenue sur son parcours, ses objectifs et ses modèles.

OBJECTIFS DE PREMIÈRE ANNÉE : « L'idée cette année est de rouler dans le groupe de tête et de viser le titre... »

Ramos avait déjà goûté au WorldWCR grâce à une pige remarquée à Jerez. La n°58 affronte désormais sa première vraie saison. Ses débuts à Portimao ont été très solides. Elle a terminé deuxième de la Course 1. Elle a ensuite arraché la victoire dans le dernier tour de la Course 2 face à Maria Herrera (Terra & Vita GRT Yamaha WorldWCR). Elle détaille ses ambitions pour la suite. « C'est ma première année complète, je suis une rookie, dit-elle. Je pars sans pression. Je dois apprendre beaucoup de choses et surtout en profiter. Le but cette année est de me battre aux avant-postes, d'engranger un maximum de points pour jouer le titre en fin de championnat. Le plus grand défi sera d'assimiler les tracés et d'être rapide en peu de temps. Je ne connais pas les circuits, à part Portimao et Jerez. Atteindre un bon rythme rapidement s'annonce compliqué. »

LE PARCOURS DE LA N°58 : « J'ai commencé à quatre ans, je voulais apprendre et mes parents m'ont offert une petite moto »

Comme beaucoup de jeunes pilotes, Ramos a entamé sa route vers le championnat du monde à quatre ans. Ses premières courses ont suivi à cinq ans. Des soucis de budget l'ont obligée à faire une pause de plusieurs années. La famille de feu Hugo Millan lui a offert l'opportunité de relancer sa carrière au sein de l'équipe espagnole STK600, sous la bannière du Superhugo 44 Team. Ramos a ensuite rebondi dans la coupe Yamaha R7 espagnole. Elle y a fini troisième, avant son apparition en wildcard à Jerez fin 2025. « J'ai commencé à l'âge de quatre ans, se souvient-elle. Je voulais apprendre, mes parents m'ont offert une petite moto. J'ai attaqué la compétition à cinq ans. En 2020, j'ai dû tout arrêter par manque de moyens. J'ai repris en 2024. Je connaissais la famille de "Super Hugo", Hugo Millan. On s'entend très bien. Ils m'ont donné la chance de courir à nouveau. 2025 a été ma première année complète depuis cette pause. »

VICTOIRE EN WILDCARD : « Ce succès était spécial, c'était le premier depuis mon arrêt »

Malgré ses succès nationaux, Ramos s'est révélée sur la scène mondiale lors de la finale de la saison du WorldWCR. Qualifiée troisième, derrière les prétendantes au titre Herrera et Beatriz Neila (Ampito Crescent Yamaha), elle a franchi la ligne en quatrième position lors de la Course 1. Sanctionnée pour pilotage irresponsable, elle avait glissé de la première à la quatrième place. La bagarre pour le championnat faisait rage en Course 2. Elle s'est largement rattrapée en écrasant l'épreuve.

Elle a gagné avec près de 10 secondes d'avance, soit la marge de victoire la plus importante de l'histoire de la catégorie. « Je savais que je pouvais suivre le rythme devant, explique Ramos. J'ai roulé toute l'année en championnat d'Espagne et j'y étais très rapide. Je pensais pouvoir m'accrocher au groupe de tête et jouer le podium. La deuxième course a été très forte en émotions. J'étais folle de joie et très tendue. Cette victoire reste spéciale pour moi. C'était ma première depuis mon retour. »

SES MODÈLES DE JEUNESSE : « Maria était mon idole et ma référence »

La jeune pilote de 18 ans a aussi évoqué ses adversaires, dont Herrera. Tout juste couronnée en 2025, la n°6 avait d'ailleurs encensé Ramos, voyant en elle sa principale rivale pour 2026. Après une manche et deux courses, ponctuées d'une victoire et d'une deuxième place chacune, la prédiction d'Herrera semble se vérifier. Neila reste toutefois en embuscade. Ramos s'exprime sur cette rivalité et sur le choix de son numéro de plaque : « Maria a toujours été une idole et ma référence. C'est un honneur de l'entendre dire ça. Depuis toute petite, mes modèles sont Maria, Valentino Rossi et Marc Marquez. Le numéro 58, c'est pour Marco Simoncelli. J'adorais son style. »

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