Le Championnat MOTUL FIM World Superbike affronte ce week-end le Circuito de Jerez – Angel Nieto, en Andalousie, pour le dernier Round de la saison 2026. Les ingénieurs Brembo ont détaillé à quel point le circuit espagnol malmène les freins, et livré leur lecture du tracé. Fournisseur de 13 des 14 équipes du WorldSBK, la marque offre un regard unique sur la finale du Round Pirelli d’Espagne.
« TRÈS EXIGEANT » POUR LES FREINS
Avec ses virages serrés au bout de portions rapides, Jerez est sans surprise classé « très exigeant » par Brembo, qui lui attribue la note de 4 sur 5. Sur les 4.423 km du tracé, les pilotes freinent dix fois par tour, pour un total d’un peu moins de 28 secondes, soit environ 29 % du tour.
NE PAS RATER SES POINTS DE FREINAGE
Le virage Dani Pedrosa, le 6, est le plus éprouvant : les pilotes y perdent une vitesse considérable, passant de 282 km/h à 68 km/h en moins de cinq secondes, sur plus de 200 mètres de freinage. Ils exercent un effort de 5.5 kg sur le levier, la décélération atteint 1.5 g et la pression du liquide de frein Brembo grimpe à 11.7 bars.
LES VIRAGES CLÉS
Jerez offre souvent des courses serrées grâce à un tracé varié, qui alterne portions sinueuses et lignes droites rapides suivies de gros freinages. Le premier secteur regroupe les virages 1 à 4, le premier étant un point de dépassement majeur. Dans le deuxième secteur, il faut soigner la sortie du virage 5, qui ouvre la ligne droite arrière vers le virage 6, théâtre de nombreuses passes d’armes dans toutes les catégories. Le troisième secteur se joue plutôt en file indienne, même si l’on voit parfois des attaques aux virages 9 et 10. Il faut bien sortir du 10, le Peluqui, pour prendre de la vitesse jusqu’au virage 13, le Jorge Lorenzo, où une course peut se gagner ou se perdre en un instant.
LES PORTIONS PRÉFÉRÉES DES PILOTES
Pour Iker Lecuona (Aruba.it Racing – Ducati), le virage 6 sort du lot : « La portion que je préfère, c’est le virage 6, le freinage puis le virage lui-même, explique l’Espagnol. On freine fort avant un droite très serré, donc c’est un super endroit pour dépasser. Je m’y suis senti à l’aise ces dernières années. »
Champion du monde WorldSSP 2026, Albert Arenas (AS BLU CRU Racing Team) pointe la bosse à l’entrée du virage, juste avant le point de freinage, mais préfère l’enchaînement des virages 8 à 10 : « J’adore le troisième secteur, à partir du virage 8, confie-t-il. En sortie, on glisse sur la moto avant de changer de direction pour le virage 9. C’est technique et amusant à la fois. Il faut être très précis, et quand on le réussit, c’est très satisfaisant. C’est aussi une portion importante du circuit. »
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