« Samedi soir, Biaggi m’a envoyé un message… Je lui ai répondu : "Merci Max, je suis ravi, mais aujourd’hui je t’ai égalé !" »
Des pages d’histoire écrites, des résultats surprises et bien plus encore : le WorldSBK a démarré fort en Australie.
Le Championnat MOTUL FIM World Superbike 2026 a débuté avec le Round d’Australie, et il a réservé son lot de surprises. Le circuit de Phillip Island a été le théâtre de résultats inattendus et de remontées épiques. Voici une sélection des meilleures déclarations pour revivre cet incroyable week-end…
Nicolo Bulega (Aruba.it Racing - Ducati) : « Je suis devenu le pilote italien avec le plus de victoires, donc je suis heureux »
Auteur d’un triplé, Bulega de confier : « Sur le sec, j’étais très rapide. Ça m’a confirmé que dans ces conditions, je suis vraiment fort ici. Avant la Course 2, j’étais un peu en colère parce que je ne voulais pas de pluie. J’ai essayé de transformer cette frustration en énergie. À la mi-course, la piste a commencé à glisser. Je suis content de gagner dans des conditions différentes. Je ne m’attendais pas à être aussi rapide sur le mouillé. Dans les premiers tours, le feeling était excellent, alors j’ai essayé de rester calme et de piloter comme je savais le faire à cet instant. Samedi soir, Biaggi m’a envoyé un message pour me dire qu’il m’observait. Je lui ai répondu : “Merci Max, je suis ravi, mais aujourd’hui je t’ai égalé !”. Le suivant, c’était Melandri. Je suis devenu le pilote italien avec le plus de victoires dans la catégorie, donc je suis comblé. »
Miguel Oliveira (ROKiT BMW Motorrad WorldSBK Team) : « C’est le genre de situation où il faut remonter ses manches et se mettre au boulot. J’ai dû le faire… à trois reprises ! »
Un week-end en dent de scie pour Oliveira qui s’est battu depuis la dernière place de la grille lors des trois courses : « En Course Superpole, je ne m’attendais pas à rentrer dans le Top 9, mais j’y suis parvenu. Dans l’avant-dernier tour, j’ai commencé à avoir des soucis pour passer les vitesses, et dans la dernière boucle, la boîte est restée bloquée. Impossible de redescendre de la sixième. La Course 2 a été bien plus compliquée avec la pluie, car remonter avec si peu de visibilité relève presque de l’impossible. Dès le tour de formation, je glissais déjà sur la selle tellement c’était détrempé. Pendant la course, mon demi-guidon s’est desserré et les poignées ont commencé à tourner. J’espère que toute la malchance de la saison est tombée sur ce week-end ! C’était dur, mais le tournant a été ma chute. Je savais que j’avais fait une erreur. Ne pouvant pas repartir, j’ai accepté la situation. C’est le genre de moment où il faut remonter ses manches et se mettre au boulot. Et j’ai dû le faire… à trois reprises ! »
Yari Montella (Barni Spark Racing Team) : « Être deuxième pendant toute la course n’était pas prévu »
Montella revient sur son premier podium en Course 1 : « Je ne m’y attendais pas ! Je l’ai compris lors de mon premier long relais, mardi je crois. Je me suis dit : “Hmm, pas mal !”. J’ai comparé mon rythme à celui de Bulega et je me suis dit que c’était jouable. On a refait une simulation de course vendredi après-midi, et ça s’est confirmé. Je m’attendais à me battre pour le podium ou le Top 5, mais rester deuxième de bout en bout n’était pas au programme. Ce n’était pas simple, mais je me suis servi de l’expérience engrangée l’an passé et de tous les coups durs pour franchir un cap. J’ai essayé de me concentrer sur mes erreurs et mes chutes pour corriger tout ça cet hiver. »
Lorenzo Baldassarri (Team GoEleven) : « J’ai vécu des années difficiles, mais ce n’était pas pour rien. Soit tu reviens, soit tu t’effondres et tu arrêtes »
Un podium surprise pour « Balda » à l’occasion de son retour en WorldSBK : « Je me sentais bien sur la moto, on ne faisait plus qu’un, enfin. C’est ce que j’espérais en faisant mes premiers pas en WorldSBK. Venir ici avec cette machine, sur l’un des plus beaux circuits du monde où j’avais signé mon premier podium en Moto2 en 2015… y remonter sur la boîte aujourd’hui, c’est un bel accomplissement. J’ai vécu beaucoup d’années difficiles, mais ce n’était pas pour rien. Dans ces moments-là, soit tu reviens, soit tu t’effondres et tu arrêtes. J’ai bien failli tout plaquer. J’ai grandi mentalement et physiquement. Je voyais Bassani revenir, mais ce n’était pas mon seul problème : le côté gauche de mon pneu arrière était détruit. Je me demandais quoi faire, si je prenais le risque de chuter ou si je me contentais de la quatrième place. J’ai pris le risque de tomber, car je voulais ce podium ! »
Axel Bassani (bimota by Kawasaki Racing Team) : « Dimanche, on a enfin concrétisé ce qu’on avait montré pendant le week-end »
Un double podium pour Bassani : « Avant le départ, je ne m’attendais pas à une course pareille. Lors des tests à Jerez, on avait fait quelques tours sur le mouillé et je n’étais pas très à l’aise sur la moto. J’avais du mal à la contrôler en entrée de virage, et dans la seconde moitié de l’épreuve, gérer l’arrière à l’accélération n’était pas simple. On signe deux deuxièmes places, on doit s’en réjouir. Dimanche, on a enfin concrétisé le potentiel affiché tout au long du week-end. Les changements au sein de l’équipe m’ont aidé : je me sens plus détendu et j’arrive à mieux exprimer mes sensations sur la machine. Surtout, je trouve que l’atmosphère dans le box est plus sereine. Pour Uri, c’est plus facile d’échanger avec les mécaniciens car il vient de ce côté-là de l’équipe. On peut encore progresser, ce n’est que notre premier week-end ensemble. »
Alvaro Bautista (Barni Spark Racing Team) : « Je ne me sens pas encore à 100 %. Je suis plus confiant qu’heureux »
Bautista est devenu le deuxième pilote le plus âgé à monter sur un podium en WorldSBK lors de la Course 2 : « Samedi, on s’est penchés sur l’électronique car jusque-là, on n’avait bossé que sur les réglages châssis. On a fait énormément de modifications pendant les tests et le week-end. Je voulais les valider en Course 1, mais j’ai fait une erreur. En entrant dans le virage n°11, j’ai effleuré le sélecteur, j’ai monté un rapport et la moto m’a embarqué. J’ai repris ces réglages dimanche et ça m’a clairement aidé. En Course Superpole, on a été plus compétitifs que lors des essais. En Course 2, sur le mouillé, c’est surtout une question de feeling. Je suis assez satisfait car je n’ai jamais eu l’impression de prendre de gros risques. J’ai pu imprimer un bon rythme. On bosse bien. Je ne me sens pas encore à 100 %, donc je dirais que je suis plus confiant qu’heureux. »
Alex Lowes (bimota by Kawasaki Racing Team) : « Je pense que la moto a un peu progressé, et Axel roule nettement mieux »
Lowes n’a pas tari d’éloges sur son coéquipier après ses deux podiums : « On a gardé les réglages pour le sec en montant des pneus pluie et je n’avais aucun grip. J’ai pris un bon départ, puis j’ai compris que je ne pouvais pas prendre autant d’angle que les autres. J’ai commencé à reculer au classement. Ma chute au virage n°1 n’était pas une petite glissade ; l’avant s’est tout simplement dérobé d’un coup. J’étais vraiment satisfait de nos réglages de base sur la deuxième moitié de la saison dernière, mais ici, ça n’a pas fonctionné. Entre samedi et dimanche, on a sans doute fait la plus grosse modification de ma carrière lors d’un week-end de course pour rapprocher ma moto de celle d’Axel. Ça marchait bien pour lui, et ça m’a permis de me hisser à son niveau. Franchement, je pense que la moto est un peu meilleure, et Axel roule nettement mieux. Il a pris confiance avec son équipe. Il fait un super boulot et c’est un excellent coéquipier. Maintenant, c’est à moi d’essayer de le rattraper à Portimao ! »
Danilo Petrucci (ROKiT BMW Motorrad WorldSBK Team) : « Sous la pluie, je m’attendais à ce que Miguel et moi soyons beaucoup plus rapides »
Un début de saison compliqué pour Petrucci : « J’étais plutôt confiant à l’idée de faire une belle course sous la pluie, mais dès le premier tour, on a compris que ça allait être dur. On souffrait des mêmes limites que sur le sec : un manque de traction et de stabilité dans les longs virages. C’était très facile de partir à la faute, j’ai failli chuter à deux reprises. J’ai hâte de rouler à Portimao pour les tests ; on aura plus de temps pour bosser sur la moto. Sur le mouillé, je m’attendais à ce que Miguel et moi soyons beaucoup plus rapides. On a eu le même ressenti, on a été bloqués par les mêmes limites dans les mêmes virages, ce qui est une bonne chose pour le développement. »
Andrea Locatelli (Pata Maxus Yamaha) : « C’est toujours délicat sur le mouillé, mais j’ai pu faire du bon boulot, il faut en tirer du positif »
Locatelli a sauvé les meubles avec une cinquième place lors d’une Course 2 pluvieuse, après un week-end difficile : « Je pense avoir bien géré les premiers tours pour prendre mes marques et essayer d’exploiter le potentiel de la moto. J’ai su rester régulier. C’est toujours délicat sous la pluie, mais j’ai réussi à faire du bon boulot, il faut garder ça en tête. On a galéré tout le week-end. En Course 2, je finis cinquième, c’est comme ça. Je regarde le positif, je ne veux pas m’attarder sur le négatif. Xavi avait un bon feeling depuis les essais. Malheureusement, il est tombé alors qu’il faisait une belle course. Travailler avec Giulio n’était pas mal, mais c’est sans doute un peu tôt pour en dire plus. Ce fut un week-end compliqué. »
Tarran Mackenzie (MGM Optical Express Racing) : « Je me suis lancé en sachant que je pouvais au moins viser le Top 10 »
Mackenzie a signé le meilleur résultat de sa carrière avec une quatrième place en Course 2 : « En voyant les prévisions annoncer de la pluie pour dimanche plus tôt dans la semaine, je me suis dit que si ça restait mouillé, il y avait moyen de faire un bon résultat. J’ai fait un bon tour de chauffe. Ça peut paraître bizarre, mais j’ai attaqué fort pour cerner le comportement de la moto. Je suis parti en sachant que je pouvais au moins viser le Top 10. J’ai doublé Alvaro et je me sentais vraiment solide. Je remontais sur Alex, puis à un moment donné, je l’ai passé et Alvaro était déjà repassé devant. J’ai maintenu l’écart avec Locatelli, mais je n’étais plus très à l’aise sur la fin ; l’arrière décrochait beaucoup. J’ai rendu un peu la main, mais quand Alex a chuté, j’avais une belle avance, alors j’ai juste assuré jusqu’à l’arrivée. »
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