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CE QU’IL FAUT RETENIR DE L’AUSTRALIE : Bulega impérial, Bimota et Kawasaki progressent

Tuesday, 3 March 2026 09:48 GMT
Tirer des conclusions définitives de Phillip Island reste compliqué, mais quelques tendances se dégagent de ce week-end australien.

Le Championnat MOTUL FIM World Superbike 2026 a démarré avec une belle épreuve. Le tracé de Phillip Island rend souvent l’analyse complexe, ses caractéristiques tranchant avec le reste du calendrier. Pourtant, plusieurs faits marquants ont retenu l’attention. Alors, que retenir de cette première manche ?

BULEGA BRAVE LES CONDITIONS : Victoires sur le sec, piste mixte et mouillée

Nicolo Bulega (Aruba.it Racing - Ducati) partait favori. Sa fin de saison 2025 et ses chronos hivernaux plaidaient pour lui. La tâche n’a pourtant pas été de tout repos. Il a d’abord remporté sereinement la Course 1 sur le sec. Ensuite, lors de la Course Superpole, quelques gouttes sont venues pimenter l’épreuve. Le n°11 a su s’imposer malgré la météo capricieuse. Enfin, la Course 2 s’est déroulée sous une pluie battante. Il a décroché un deuxième triplé consécutif en Australie. Bulega a simplement maîtrisé chaque scénario.

DES HAUTS ET DE BAS POUR BMW : Les remontées d’Oliveira, Petrucci solide en Superpole

Historiquement, BMW a souvent peiné sur ce circuit. Ne pas les voir sur le podium n’est donc pas une anomalie, d’autant qu’ils alignent un nouveau duo avec Miguel Oliveira (ROKiT BMW Motorrad WorldSBK Team) et Danilo Petrucci. Ce dernier s’est classé sixième en Superpole. Un résultat étonnant puisqu’il n’avait pas fait mieux que neuvième lors des essais libres. De son côté, Oliveira a chuté puis rencontré un problème de démarrage, l’empêchant de signer le moindre chrono. Relégué en fond de grille, il a vu ses courses compromises. Petrucci a transformé sa qualification en deux dixièmes places, avant d’accrocher la sixième position sous la pluie. Pour Oliveira, la situation s’est avérée délicate. Il a toutefois profité de ces départs lointains pour prouver son sens de la course. Parti 21e, il est remonté huitième en Course 1. Il tenait un rythme similaire lors de la course sprint avant qu’un souci de sélecteur ne le bloque en sixième vitesse, le faisant plonger au 18e rang. En Course 2, il a de nouveau cravaché depuis l’arrière pour finir septième, juste derrière son coéquipier. BMW repart avec des données concrètes malgré des circonstances défavorables.

LES DIFFICULTÉS DE YAMAHA : Locatelli en retrait, Vierge montre le rythme

Andrea Locatelli (Pata Maxus Yamaha) brille généralement à Phillip Island. Avant 2026, il n’avait quitté le Top 7 qu’une seule fois suite à une chute alors qu’il jouait la gagne. L’histoire a été différente cette année. Sa seule apparition dans le Top 10 s’est faite lors de la Course 2 sur le mouillé, avec une cinquième place qui sauve les meubles. Yamaha espère qu’il s’agit d’un simple accroc. Peiner ici ne condamne pas toute une saison, même si la vitesse en Australie est souvent un bon indicateur pour le reste de l’année. Stefano Manzi (GYTR GRT Yamaha WorldSBK Team) attendait sans doute mieux de ses débuts, mais il a ouvert son compteur en Course 2, tout comme son coéquipier Remy Gardner. Le point positif vient de Xavi Vierge. Il s’est battu dans le Top 10 en tant que leader de la marque tout au long du week-end. Ses trois résultats blancs (deux chutes et un problème technique) ne reflètent pas son rythme réel.

BIMOTA FRANCHIT UN CAP : Bassani et Lowes régulièrement dans la lutte pour le podium ?

Le retour de Bimota en 2025 s’est avéré sérieux, avec quatre podiums signés Alex Lowes (bimota by Kawasaki Racing Team). Le n°22 devançait alors régulièrement Axel Bassani. Cette manche d’ouverture prouve cependant qu’« El Bocia » a passé la vitesse supérieure. Cinquième en Superpole, il a concrétisé avec deux podiums dimanche. Ce sont ses premiers depuis Imola 2023. Lowes n’était pas en reste, montant lui aussi sur la boîte lors de la Course Superpole. L’an dernier, ce duo végétait entre la septième et la dixième place sur ce même tracé. Des évolutions techniques ont été apportées à la moto. Du côté de Bassani, l’arrivée d’Uri Pallares en tant que chef mécanicien porte déjà ses fruits.

LE BON DÉPART DE GERLOFF : La nouvelle ZX-10RR aide le Texan

Kawasaki a lancé une nouvelle évolution de la ZX-10RR pour 2026. L’ajout d’ailettes sur le carénage avant reste la nouveauté la plus visible. L’objectif : générer plus d’appui et donner de la vitesse à Garrett Gerloff (Kawasaki WorldSBK Team) dans les grandes courbes. Phillip Island était le terrain d’essai idéal. Huitième en Superpole, il gagne neuf places par rapport à 2025. Il a ensuite marqué des points lors des trois épreuves (11e, 6e et 10e). L’an passé, le n°31 n’avait inscrit que trois unités en Australie. La progression est nette. L’arrivée de Les Pearson, avec qui il a déjà connu le podium chez Yamaha et BMW, à la tête de son équipe technique joue un rôle clé dans cette dynamique.

LES INDÉPENDANT DANS LE COUP : Podiums pour Montella, Baldassarri et Bautista

Yari Montella (Barni Spark Racing Team), Alvaro Bautista et Lorenzo Baldassarri (Team GoEleven) abordaient ce week-end avec des attentes très différentes. Montella avait montré sa vitesse en tant que débutant, mais ses erreurs coûtaient cher. Bautista détient le record de victoires à Phillip Island. Baldassarri, lui, faisait son retour après deux ans d’absence. Montella et « Balda » ont surpris le paddock en Course 1 en s’offrant leur premier podium. Bautista a ensuite fait parler l’expérience sous la pluie de la Course 2 pour décrocher son premier top 3 avec l’équipe Barni. L’enjeu pour eux sera de confirmer cette forme à Portimao.

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